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TAKANORI OGUISS (1901 - 1986)

Rue Nicolet, Montmartre by Takanori Oguiss
Oil on Canvas. (#JMOT10)
Exposition: Musée Rath, Oguiss: exposition de peinture, du 3 au 25 février 1934,
Musée
d'art et d'histoire, Genève, no. 34.
Après des études aux Beaux-Arts de Tokyo, Takanori Oguiss quitte le Japon en 1927
pour s'établir à Montmartre, où il trouve une nouvelle patrie artistique. Ce départ
marque une rupture décisive dans son parcours : émancipé des codes rigoureux de la
peinture traditionnelle japonaise, il s'ouvre à une esthétique nouvelle, profondément
influencée par Maurice Utrillo. Dans un contexte où l'avant-garde parisienne explore
abstraction et surréalisme, Oguiss choisit une voie singulière, alliant modernité et
figuration. Montmartre, avec ses rues pavées, ses façades décrépies et ses habitants
singuliers, devient pour Oguiss une muse intarissable. C'est dans cet univers à la fois
intime et universel qu'il façonne une oeuvre empreinte de simplicité et d'authenticité.
Dans ses paysages urbains, tels que Rue Nicolet Montmartre (lot n.13), Oguiss adopte
une approche tout aussi directe. Il ne cherche ni l'idéalisation ni l'embellissement, mais
capte la vérité brute des ambiances montmartroises. Sa perspective singulière, souvent
audacieuse, et son cadrage soigneusement pensé confèrent à ses oeuvres une
dynamique renouvelée. Les toits inclinés, les fenêtres austères et les trottoirs marqués
par le passage du temps deviennent les éléments d'un théâtre urbain où chaque détail
a son rôle à jouer.
Les oeuvres présentées reflètent l'empreinte unique de Takanori Oguiss,
immédiatement reconnaissable par ses lignes sombres et ses contours affirmés. Ces
traits, incisifs et puissants, structurent ses compositions tout en amplifiant leur impact
visuel. Dans ses paysages, ils soulignent l'architecture urbaine avec une précision quasi
graphique, tandis que dans ses portraits, ils sculptent les expressions et les plis des
vêtements avec une intensité captivante. Inscrit dans la lignée des peintres urbains,
Oguiss impose une vision singulière : celle d'un artiste capable de magnifier la banalité
du quotidien tout en y insufflant une profondeur humaine inégalée. Par ce regard à la
fois mélancolique et vibrant, il s'affirme comme un pont entre la tradition et la modernité,
laissant une empreinte indélébile sur la peinture figurative du XXe siècle.

Cafe Hotel "La Grosse Bouteille," 1980, by Takanori Oguiss
Oil on Canvas. (#JMOT16)
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Roses dans un vase couleur celadon by Takanori Oguiss
1932. Oil on Canvas. (#JMOT01)
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Tulipes Roses en Buffet by Takanori Oguiss
1933. Oil on Canvas. (#JMOT11)
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Portrait de femme en rouge by Takanori Oguiss
1932. Oil on Canvas. (#JMOT02)
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Junge Dame mit Tellerhut by André Derain
Oil on Canvas. (#MNDA01)
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Poisson, Haute-Marne, le pont par Takanori Oguiss
1956. Oil on a panel. (#JMOT07)
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Le pont par André Derain
Oil on Canvas (#MNDA02)
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Venezia Gondola 1958 by Takanori Oguiss
Watercolor. (#JMOT13)
This work was first purchased by Lucien Baszanger, a jeweler in Geneva, Switzerland who was both a friend and admirer of Mr. Oguiss and who organized exhibitions of his paintings at the Musée Rath in Geneva.
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Burano, Venice by Takanori Oguiss 1967 Watercolor. (#JMOT15)
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Canal de Venise - 1972 par Takanori Oguiss
Acquerelle. (#JMOT17)
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Ce tableau a été offert par l’artiste à M. Gilbert Pétridès, propriétaire de galerie et fils du guitariste Paul Pétridès, établi avenue Matignon à Paris. M. Oguiss a présenté une exposition à la Galerie Paul Pétridès consacrée à Paris en 1970, puis une autre, dédiée à Venise, en 1972. La dédicace adressée à M. Gilbert Pétridès est ainsi libellée : « Pour Gilbert Pétridès avec mes compliments, 1972 ».
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Les péniches par Takanori Oguiss
circa 1935. Oil on a panel. (#JMOT05)
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Self-portrait par Takanori Oguiss
Oil on a panel. (#JMOT09)
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Petit Port de Noirmoutier by Takanori Oguiss
1932. Oil on Canvas. (#JMOT03)
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Place Maubert, Marché et Notre-Dame by Takanori Oguiss
Watercolor. (#JMOT04)
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Rue Saint Rustique par Takanori Oguiss
Watercolor. (#JMOT12)
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Maison blanche by Takanori Oguiss
Ink & Watercolor on Paper. (#JMOT19)
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Rue Ordener, Paris 18e. - 1935
par Takanori Oguiss
Acquerelle. (#JMOT18)
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Rue Animée au Linge à Marseille
by Takanori Oguiss
Oil on canvas. (#JMOT20)
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Rue De Charonne - Layette - 1950
by Takanori Oguiss
Oil on Wood (#JMOT21)
Esposto in Galleria Gussoni,
Milano 23 marzo - 10 aprile 1955
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Rue de Village by Takanori Oguiss
Chinese ink and wash. (#JMOT06)
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Portrait of Madame Bierens de Haan
Takanori Oguiss - 1937
Oil on Canvas. (#JMOT14)
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Book by
Mme Bierens de Haan-Barbey
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Monique Bierens de Haan, née Barbey, est suisse, mariée à un Hollandais, dont elle aura cinq enfants. Ceux-ci l'ont connue telle qu'elle s'affichait : belle, conquérante, déterminée, voire extravagante malgré son rigorisme. À sa mort en 1994, ils découvrent le journal intime qu'elle tint sa vie durant. C'est celui d'une femme prise dans les contradictions de ses propres exigences. Rétive aux conventions de son milieu, elle reste jusque dans ses révoltes, fidèle à l'ardent calvinisme qu'elle a hérité de sa mère. Au coeur de son existence : la passion violente qu'elle éprouva pour le général Pierre Koenig, le héros de Bir Hakeim, rencontré lors d'une réception à Londres en juillet 1944. La jeune femme a 34 ans, Le coup de foudre est réciproque. Mais l'amour semble impossible : la guerre, la Libération puis la reconstruction de l'Europe ne cessent de séparer puis de réunir Monique et son héros. Peu à peu, elle accepte l'inaccompli. De son fait et de celui de Pierre, son désir n'aboutira pas. Pour ne pas sombrer, elle s'appuie plus que jamais sur son journal intime. D'une réalité interdite elle tente de faire un imaginaire fulgurant. D'un échec amoureux, elle veut tirer un grand roman. Le roman ne verra jamais le jour, mais son journal en est l'ébauche. À l'heure où Simone de Beauvoir signe Le deuxième sexe, Monique ne rompt pas avec le rôle d'épouse, de mère et de notable qui lui est assigné. Elle ne se résigne pas pour autant. Elle est en constante résistance.
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